Château et affiche de l'exposition Nicolás Muller

Compte-rendu: L’Exposition Nicolás Muller

Au fil de voyages et d’exils, Nicolás Muller photographie le monde autour de lui.

Des années 30 aux années 80, il traverse la Hongrie, la France, le Portugal, le Maroc, et l’Espagne. La majorité de ses photos représentent la vie quotidienne d’habitants locaux. On voit des hommes et des femmes au travail, des paysans, des pêcheurs, des artisans. Des enfants dans la rue, à l’école, en fête, comme en famille. En se concentrant sur le particulier et l’humain, il rend personnel le contexte politique et social des pays qu’il traverse. Muller se revendiquait d’ailleurs comme photographe engagé. Mes photos préférées de l’exposition sont celles où on explore avec lui son environnement. On partage ses découvertes, de façon très directe. Les tirages ont ce contraste et ce charme inimitable de la photographie en noir et blanc, l’outil de prédilection de l’auteur.

L’exposition propose également de regarder un entretien d’une vingtaine de minute où Muller revient sur sa carrière. Il permet de contextualiser ses travaux, en parlant de sa vie, ses influences, et ses rencontres. Pour ceux comme moi qui ne connaissaient pas le photographe avant d’entrer dans le château, il est particulièrement intéressant. La façon dont il parle de la photographie fait penser à ce que j’évoquais déjà dans mon article sur The Art Assignement, à propos d’Henri Cartier-Bresson. Ils ont en commun la même affection pour les photos de rue, mais pas seulement. Dans l’entretien, Muller parle de son ambition de capturer une pensée en un fragment de seconde, de fixer un moment unique et volatile. Ses photos sont pleines de mouvements, d’opportunités saisies, qui font l’authenticité de son oeuvre.

Vous avez jusqu’au 31 mai pour découvrir l’exposition au Château de Tours. Retrouvez plus d’infos sur la page du Jeu de Paumes.

 

 

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