Façade historique de la galerie Oz'art à Tours

Deux expositions: Death Amber et Chemin(s)

J’arrive après que le train ai quitté la gare. J’arrive après que les passagers aient pris la correspondance.

Les deux expositions dont je vais vous parler ont ouvertes leurs portes il y a des semaines. Je n’ai franchi le pas pour les découvrir que maintenant, parce qu’elles ont le point commun de se terminer en janvier. C’est d’ailleurs le seul point commun qu’elles ont. En allant les voir le même jour, le jeu des sept différences était encore plus frappant.

D’un coté Chemin(s), l’oeuvre de Françoise Vallée-Tuset. De l’autre Death Amber, la collaboration de Lus Dumont, Ludivine Beaulieu et T.Léo. L’une au château de Tours, l’autre à la galerie Oz’art.

Death Amber rassemble plusieurs plasticiens et leurs modes expressions différents: sculptures, peintures, dessins, installations… Le thème: Le morbide, les choses qui grouillent et leurs entrailles. Plus qu’une exposition, un événement accompagné de plusieurs concerts et de la présence des artistes en personne à la galerie. Ce n’était pas le cas le jour où j’y suis allée, le projet s’appelant December, j’avais qu’à pas y aller en janvier. Entre les représentations d’animaux morts, les figures squelettiques, les insectes, l’exposition est très viscérale et n’a pas peur de provoquer le dégoût. En apparence très glauque, les représentations minutieuses comme un petit orchestre de mouche dédramatise la phobie initiale. Ou presque, j’ai quand même fait un pas en arrière quand j’ai réalisé qu’il y avait aussi des araignées dans l’orchestre ! Tous ces sujets crus et lugubres sont traités avec beaucoup de délicatesse.

Chemin(s), c’est l’inverse, une exposition au sens plus traditionnel du terme. Une artiste, ses œuvres, dans le cadre solennel du château de Tours. On quitte le cauchemardesque pour des représentation plus rassurante. La peinture de Françoise Vallée-Tuset nous invite à réellement observer l’éclat et les couleurs qui peuvent se dégager d’une scène banale. Un coup d’œil au titre, et on reconstitue la situation, on voit d’où est parti le rêve. On peut aussi juste admirer ses couleurs, vibrantes, pleines de chaleur et de relief.

Il s’agirait donc bien de sept différences (oh, j’ai pas compté…), et non de sept erreurs. La comparaison n’a pas comme but de mettre en valeur une démarche par rapport à l’autre, seulement d’apprécier la diversité de l’offre culturelle de notre petite métropole.

Death Amber continue jusqu’au 24 janvier, mais Chemin(s) ferme ses portes dès le 18.

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