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Entretien: Show Me Your Art

Le projet Show Me Your Art a pour but de promouvoir les pratiques artistiques amateurs dans le milieu étudiant. Il est né en 2012 à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’université de Tours. L’association promet aussi “des rencontres culturelles originales et de qualité”. Justement, je suis allée rencontrée Lucile, responsable du pôle événementiel, et Claire, responsable du pôle communication, pour en discuter.

Claire: Notre finalité est de pouvoir faire exposer des étudiants gratuitement dans une galerie d’art. La seule condition pour participer est d’être étudiant, peu importe la filière.

Sandrine: Et comment va se dérouler ce projet ?

Claire: Ça a commencé par un appel à candidature pour les étudiants qui souhaitent exposer. Il est d’ailleurs encore en cours, jusqu’au 15 février. Ça va sûrement déborder jusqu’à la fin du mois. Si jamais il y a des candidatures qui arrivent après le 15, on va pas les refuser. On demande aux candidats de nous expliquer un peu leur oeuvre. Ensuite, en lien avec le responsable de l’Arcades, on va faire une sélection. On ne peut pas tout exposer, on a quand même un regard. A la fin, on va recontacter ceux qui ont été sélectionnés, et leurs œuvres seront exposées durant un week-end, avec un vernissage le vendredi. Elles pourront aussi être vendues, s’ils le souhaitent.
Lucile: L’an dernier il y a eu trois ventes.
Claire: Et ça avait attiré du monde ! On espère renouveler ce succès, et l’améliorer encore.

L’Arcades Institute n’est donc pas simplement le lieu de l’exposition, mais un des acteurs dans sa mise en oeuvre.

Lucile: Toute l’équipe a choisi le thème en collaboration avec le responsable de l’Arcades Institute. Cette année, c’est “Le Temps d’Un Rêve”.
Claire: C’est la troisième année que le partenariat avec Show Me est renouvelé et qu’on va pouvoir exposer là bas. Son avis est important, parce qu’il a un regard de professionnel que nous n’avons pas.

L’association est adressée au public étudiant et gérée par des étudiants. Elle a été crée il y a trois ans comme un projet de l’IAE, et chaque année elle est confiée à la nouvelle promotion de Licences et de Master 1.

Lucile: On reste grand maximum deux ans dans le projet.
Claire: On n’était pas en licence à l’IAE, donc c’est notre première année dans l’association. Mais notre président actuel par exemple était en LSG avant de reprendre la présidence cette année en Master 1.

Comment se passe le recrutement de l’équipe ?

Lucile: Au début de l’année, on nous présente les différents projets de l’IAE, et après c’est à nous de choisir. On passe des entretiens pour expliquer notre choix et montrer nos motivation. Ensuite, c’est au président de l’association et à l’équipe restante de sélectionner les personnes qu’ils souhaitent.
Claire: La phase de sélection est importante pour avoir des gens motivés par le projet. L’art n’a pas du tout de lien avec notre domaine d’étude, mais notre projet demande quand même beaucoup de travail. Si on est pas impliqué, ça va pas aboutir à grand chose.

En effet, Lucile étudie la finance. Claire est en Management: “On n’est même pas dans le même Master 1 !”

Lucile: En général, les anciens restent en Master 2 à Tours, donc ils ont toujours un œil bienveillant sur l’équipe qui reprend. On a toujours des contacts avec d’anciens membres. Si on a des questions, on n’hésite pas.
Claire: On ne peut pas toujours réussir du premier coup, donc on se sert des erreurs des années précédentes pour évoluer et s’améliorer. Et puis, on prend aussi des initiatives. Cette année il y a pas mal de choses qui ont changés par rapport à l’année précédente. On a aussi la volonté d’innover pour faire encore plus avancer l’association.

Justement, qu’avez-vous prévu de différent pour cette année ?

Lucile: Les années précédentes, il y avait eu une soirée bodypainting et une soirée tatouage. Cette année, on a repris le bodypainting mais en faisant appel à des professionnels, contre des étudiants auparavant. Ils étaient aussi plus nombreux. On a beaucoup travaillé la communication et on a eu pratiquement le double de participants. Quant à la soirée tatouage, on a décidé de ne pas la reconduire et de faire une soirée shooting photo à la place.
Claire: L’autre nouveauté va être à la fac. Ça va être un autre moyen d’amener les gens à l’art, en restant dans les locaux de l’université. C’est en cours de développement, mais d’ici quelques mois on va mettre en place un mur d’expression. Une phrase sera écrite, et les gens vont pouvoir la continuer en ajoutant une pensée, ce qu’ils ont envie.

C’est vrai que l’association ne fait pas qu’un événement par an à l’Arcades. Durant l’année, l’équipe organise des soirées plus informelles. Et comment s’intègrent-elles à leur projet ?

Lucile: C’est vrai que le projet de l’association n’est pas les soirées étudiantes, c’est l’exposition qui a lieu fin mars à l’Arcades Institute. On se sert des soirées étudiantes comme d’un levier.
Claire: On a besoin de financement, parce qu’on loue la salle par exemple. On se sert des soirées parce qu’en tant qu’étudiants, on sait que ça fonctionne bien. Et en même temps on lie la soirée avec notre thème, on garde un petit truc artistique. C’est aussi un moyen de parler de notre projets aux étudiants et de nous faire connaitre.
Lucile: Ça nous a aussi permis de créer des contacts, comme avec Dominique Tomasso. On cherchait des bodypainters, et au final je suis tombée sur son site internet. On s’est appelé et il était tout de suite partant pour le projet. Il a accepté toutes nos conditions. Parce qu’on est une petite association, ça veut dire pas une grande rémunération, même pas du tout je dirais. Mais il a été séduit par le projet, il a foncé direct, et son soutien est important pour nous. C’est un photographe professionnel et comme la première soirée avec lui s’est très bien passée, c’est lui qui sera là pour le shooting photo.

Vu que mes deux interlocutrices dédient autant de temps à une association sur l’art, je leur demande si elles ont envie de parler d’une exposition ou un concert qui les a marqué récemment.

Claire: Je suis allée à Paris voir une exposition sur le graff (“#Street Art, L’innovation au coeur d’un mouvement”). Ça parlait de toute l’évolution de cet art. A la fin, on pouvait tester le light painting dans l’exposition, j’avais jamais vu ça. C’était super sympa !
Lucile: Niveau concert, on en a fait un il y a pas longtemps à l’opéra de Tours. C’était Girls in Hawaii. C’est un groupe pop-rock, et les voir jouer dans l’opéra était assez impressionnant.
Claire: La semaine dernière on est aussi allé, avec le président de Show Me, voir une exposition organisée par le CROUS: “Le Printemps de l’art étudiant”. Il y avait des choses sympas. C’était la remise des prix, et ensuite elle va se déplacer dans plusieurs CROUS. (ndlr. Elle sera à la cafétéria des Tanneurs du 16 février au 9 mars.)

Enfin, la question Projet Tours: Avez-vous des lieux fétiches à Tours ? (Je les lance sur l’idée de bars ou de restaurants – Barathon #3, on y croit !)

Lucile: J’aime beaucoup la place du Monstre, et au niveau des bars, le Strapontin. Ils organisent pas mal de boeuf de jazz. Sinon il y a le Paddy, un tout petit bar où on a nos habitudes. Il y a une salle du fond avec une petite cheminée, c’est assez sympa.
Claire: Moi je dirais le Corsaire, avenue de Grammont. Ce bar est génial. Tu te crois dans une cale de bateau ! L’ambiance est très conviviale, le propriétaire est sympa, on peut prendre des jeux, et on te sert des cocktails énormes ! C’est un bon bar, il est juste un peu excentré. J’aime aussi beaucoup le restaurant O’Bistro.

Merci à Claire et Lucile ! Retrouvez les dès ce soir au Campus pour le shooting photo. Faites vous tirer le portrait par un professionnel, et soutenez l’association !

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